Avoir des soeurs pas si facile

Publié le par gaz-elle

Je suis bien placée pour en parler vue que j'en ai trois.

 

A nuls autres pareils, les rapports entre sœurs sont parfois houleux. Entre rivalité et complicité, ils constituent pourtant un lien unique, une chance dans la vie.

 

1. 4 FAÇONS DE SE RETROUVER

115621532.jpgL’éloignement, une dispute… et le silence s’installe. Jusqu’au jour où on ressent le besoin de retisser les liens. Mais comment s’y prendre ?

Parfois, on se perd de vue en raison d’un ressentiment tenace ou d’un désir de faire table rase du passé et de ses témoins. Il arrive aussi qu’on s’éloigne simplement parce que nos personnalités se trouvent à des années-lumière ou qu’on est trop semblables et qu’on se fait de l’ombre. « Une hiérarchie s’instaure inévitablement, explique Isabelle Filliozat. L’une domine (souvent la grande) et les rôles sont figés : l’aînée est l’intello, la cadette la sportive, etc. Vers 20 ans, on a besoin de rejeter ces étiquettes pour s’individualiser. » Les vraies brouilles sont rares. Le plus rédhibitoire : la sœur qui vous pique votre petit copain ou votre meilleure amie ! Pourtant, quelques mois plus tard, resurgit souvent le désir de la voir.

 

2. ON RENOUE LORS D’UN ÉVÉNEMENT IMPORTANT

De nombreuses sœurs renouent à l’occasion d’une maternité. Valérie en témoigne : « Ma sœur et moi, nous avons eu nos enfants en même temps, c’est ce qui nous a rapprochées. On échange les expériences communes, les inquiétudes… Et puis, nos enfants s’entendent bien. Du coup, on se voit plus souvent, pour favoriser les liens entre cousins. »

 

Pour Dominique aussi, la maternité de sa sœur a marqué un tournant : « Elle est née quinze ans après moi. Je n’ai jamais vécu avec elle. J’étais pensionnaire et elle n’avait que 8 ans quand je me suis mariée. Je l’ai découverte récemment, lorsqu’elle a eu des enfants. La maternité lui a donné un statut d’adulte dans ma tête et j’ai commencé à la regarder différemment. De plus, j’ai traversé une période très difficile, ça a été l’occasion de discussions entre nous et elle m’a épaulée. »

 

Autre circonstance qui peut réunir au-delà des divergences : le décès d’un parent ou des grands-parents. «Quand notre père est mort, confie Martine, j’ai eu l’impression que ma sœur était la seule personne qui partageait ce que je ressentais et pouvait me comprendre. Maintenant, on atteint un niveau de relation que l’on n’avait jamais eu. »

 

3. ON REPREND CONTACT

On donne signe de vie, tout simplement !

« C’est facile comme un coup de fil. Si l’envie de renouer avec votre sœur vous taraude, la première chose à faire, c’est de téléphoner ou d’envoyer un SMS », recommande notre expert. En étant la plus naturelle possible : « Je suis là et j’aimerais te revoir. » Si elle est d’accord, on prend rendez-vous. Ou encore, on peut annoncer : «Il y a plein de choses que j’aimerais te dire. Je les ai écrites et je te les envoie. »

 

On ose dire ce que l’on a ressenti

Difficile de repartir sur des bases saines tant que les non-dits et les rancunes n’ont pas été évacués. Mais, pour évoquer jalousies et frustrations, il vaut mieux attendre que l’agressivité soit retombée. « On peut seulement en parler maintenant, analyse Christine, parce que, professionnellement et familialement, nous avons toutes deux réussi ce qui nous tenait à cœur. »

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4. ON ÉVALUE SA PART DE RESPONSABILITÉ

« J’ai réalisé que ma sœur m’avait parfois fait de la peine sans s’en rendre compte parce que, si quelque chose me blesse, je ne le dis pas, je rumine, reconnaît Valérie. Du coup, j’ai moins de reproches à son égard. » À 30 ans, quand sa sœur s’est rebiffée – « J’en ai marre que tu m’appelles “ma petite sœur” »– Martine a réalisé qu’elle avait la même attitude avec ses amies et collègues : elle se pensait protectrice, mais les écrasait. On a toujours intérêt à dialoguer avec sa sœur…

Publié dans psycho - perso & sexo

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