Un peu d'histoire sur la Côte d'Ivoire

Publié le par B

Les Gaz'elles, à l'occasion de la fête de l'indépendance en Côte d'ivoire célébré en ce moment même, je voulais faire un article sur l'histoire de ce beau pays qui est devenu pour moi pays d'accueil et de coeur...

 

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XVIIIème siècle


Afin de répondre aux nouveaux besoins de la révolution industrielle de l'Occident, l'amiral français BOUET croisa régulièrement dans la région à partir de 1830, et signa plusieurs contrats de monopole du commerce avec les chefs des différentes tribus. Ces contrats portaient essentiellement sur le commerce de l'or, de l'ivoire, du caoutchouc et de l'huile de palme. Petit à petit, les français s'installèrent sur toute la côte jusqu'à ce qu'ils soient chassés en 1870.

 

Toutefois, Arthur VERDIER s'obstine et reste en Côte d'Ivoire, tenant ainsi tête aux anglais. Ses navires étant régulièrement pillés par ces derniers, il décide de planter du café dans la région d'Assinie. Cette décision se révèlera d'une importance capitale pour le pays car le café deviendra, plus tard, la principale culture de rente de la Côte d'Ivoire avec le cacao. BINGER est ainsi nommé Résident français aux Établissements de la Côte d'Ivoire et, à ce titre, représente la France auprès des rois locaux.

 

En 1878, il obtient la restauration des ouvrages militaires d'Assinie et de Grand Bassam pour protéger les installations commerciales contre les anglais. En 1882, il fonde la compagnie de Kong qui gère une plantation de café. Preuve est maintenant faite du potentiel agricole de la Côte d'Ivoire et de l'Afrique en général.

 

En 1884, la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la Belgique se partagent l'Afrique en différentes zones d'influence. Chacun pouvant ainsi tirer librement profit de l'Afrique.

 

A partir de 1887, TREICH-LAPLENE, commis de VERDIER, remonte vers le Nord en signant des traités au nom de la France avec les Bettiés, les Agnis et enfin avec les Abrons. Il arrive ensuite à Kong et s'installe.

 

De 1887 à 1889, Louis BINGER (1856 - 1926) parti du Sénégal, parcourt 4 000 km et rejoint Grand-Bassam. Au cours de son périple, il rencontre TREICH-LAPLENE à Kong et ils se rendent ensemble à Grand-Bassam. BINGER est le premier à faire la jonction entre le Sénégal et la Côte d'Ivoire.

 

Au cours de cette période, SAMORY TOURE, un guerrier guinéen, arrive en Côte d'Ivoire à la recherche de nouveaux territoires. Il s'attaque d'abord aux Sénoufo puis aux Lobis qu'il capture et revend comme esclaves.

 

En 1890, Grand-Lahou est à nouveau officiellement occupé par les français et petit à petit le pouvoir effectif de la France s'impose face aux autres comptoirs toujours présents.

 

En 1891, SAMORY se retrouve à la tête d'un nouvel empire qui va d'Odienné à Bouna.

 

En 1892, les français inquiets de ce qui se passe dans le Nord décident d'envoyer une colonne dirigée par le capitaine MENARD pour capturer SAMORY. Celle-ci est massacrée à Séguela.

 

Le 10 mars 1893, le décret portant création de la Colonie de Côte d'Ivoire est ainsi signé, BINGER en devient le gouverneur et Grand-Bassam la capitale. Cependant, la soumission de l'ensemble du pays est loin d'être acquise et il faudra plus de vingt ans à la France pour réellement s'imposer. Outre les difficultés des français à vivre sous un tel climat, de nombreux conflits apparaissent car les différentes ethnies ne comprennent pas bon nombre de décisions arbitraires des autorités françaises.

 

En 1893, les français lancent une armée contre SAMORY. Celui-ci, sûr de sa défaite, prend la fuite. Une véritable chasse à l'homme débute alors et ne prendra fin qu'en 1898 lorsque SAMORY fut capturé et déporté.

 

En 1899, Grand-Bassam subit une terrible épidémie de fièvre jaune. Les français se retirent à Bingerville où l'air est plus pur et en font la nouvelle capitale de la Côte d'Ivoire.

 

En 1890, Grand-Lahou est à nouveau officiellement occupé par les français et petit à petit le pouvoir effectif de la France s'impose face aux autres comptoirs toujours présents. En 1891, SAMORY se retrouve à la tête d'un nouvel empire qui va d'Odienné à Bouna. En 1892, les français inquiets de ce qui se passe dans le Nord décident d'envoyer une colonne dirigée par le capitaine MENARD pour capturer SAMORY. Celle-ci est massacrée à Séguela.

 

Le 10 mars 1893, le décret portant création de la Colonie de Côte d'Ivoire est ainsi signé, BINGER en devient le gouverneur et Grand-Bassam la capitale. Cependant, la soumission de l'ensemble du pays est loin d'être acquise et il faudra plus de vingt ans à la France pour réellement s'imposer. Outre les difficultés des français à vivre sous un tel climat, de nombreux conflits apparaissent car les différentes ethnies ne comprennent pas bon nombre de décisions arbitraires des autorités françaises.

 

En 1893, les français lancent une armée contre SAMORY. Celui-ci, sûr de sa défaite, prend la fuite. Une véritable chasse à l'homme débute alors et ne prendra fin qu'en 1898 lorsque SAMORY fut capturé et déporté.

 

En 1899, Grand-Bassam subit une terrible épidémie de fièvre jaune. Les français se retirent à Bingerville où l'air est plus pur et en font la nouvelle capitale de la Côte d'Ivoire.

 

 

XXème siècle - Période coloniale

En 1902, la Côte d'Ivoire intègre l'Afrique Occidentale Française (AOF) dont le gouverneur réside à Dakar. Dès la fin de la première guerre mondiale, les mentalités évoluent en ce qui concerne la méfiance envers l'enseignement, notamment grâce à ceux qui rentrent de campagne à l'étranger. De nombreux africains des différents pays de l'AOF partent, ainsi, étudier à Dakar.

 

En 1932, Félix HOUPHOUËT-BOIGNY, jeune médecin formé à l'Ecole de Médecine de Dakar, prend la défense des planteurs de cacao. Dès le départ, il milite pour un combat pacifique et le dialogue.

 

En 1934, pour des raisons de développement économique, Abidjan devient la capitale de la Côte d'Ivoire à la place de Bingerville.

 

En 1944, la Conférence de Brazzaville, réunie par le général De GAULLE pour aborder le thème de l'avenir des colonies françaises, envisage la possibilité de l'autonomie. Félix HOUPHOUËT-BOIGNY occupe bien vite une place prépondérante qui lui permet de faire abolir le travail forcé pour les planteurs de café et cacao.

 

En 1944, il crée le premier Syndicat Agricole Africain afin de lutter plus fortement contre les injustices.

 

En 1945, les différentes colonies obtiennent leur représentation à l'Assemblée Constituante Française et Félix HOUPHOUËT-BOIGNY est élu Député de la Côte d'Ivoire. Dès l'année suivante, il obtient l'abolition du travail forcé pour l'ensemble des colonies françaises.

 

En 1946, Félix HOUPHOUËT-BOIGNY fonde le Parti Démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), qui constitue la section ivoirienne du Rassemblement Démocratique Africain (RDA).

 

En 1949, se tient la réunion du Parti interdite en 1948. Mais, juste après, de nombreux membres sont arrêtés et incarcérés à Grand Bassam. Les femmes se mobilisent et débutent une marche de protestation qui aura une répercussion jusqu'en France et permettra la libération des leaders du Parti.

 

En 1952, Félix HOUPHOUËT-BOIGNY est élu à l'Assemblée Territoriale. En 1956, il entre au Parlement français puis devient Ministre délégué à la présidence du Conseil en France. En 1957, il devient ensuite président du Conseil de l'AOF et déclare sa volonté de voir naître une Côte d'Ivoire républicaine et indépendante. En 1959, il devient Premier Ministre de la Côte d'Ivoire et mène le pays à l'indépendance.

 

Le 7 Août 1960, l'indépendance de la Côte d'Ivoire est effective. Novembre 1960 élection à la Présidence de la République de Côte d'Ivoire de Félix HOUPHOUËT-BOIGNY.

 

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Le drapeau :

L'emblème de la Côte d'Ivoire est le drapeau tricolore, orange, blanc, vert, en bandes verticales de même largeur. La bande orange doit être placée du côté de la hampe ou du support du drapeau ivoirien pour éviter sa confusion avec celui de l'Irlande.

 

 

 

L'emblème national doit être le symbole vivant de la patrie :

 

Orange rappelle la couleur de la terre de nos savanes du Centre. Riche et généreuse, elle est le sens de notre lutte.

Blanc symbolise l'espérance dans l'union et dans la paix.

Vert rappelle le vert de la forêt, de la nature et de la fécondité, la certitude d'un avenir meilleur.

 

Le drapeau ivoirien doit être magnifié, honoré, respecté. Aussi, doit-il être placé :

 

Au fronton de tous les bâtiments officiels, sur le bureau de chaque agent de l'Etat (Administration publique et parapublique), sous la forme d'un fanion ou d'une oriflamme, dans la cour des écoles primaires, des collèges, des lycées, des grandes écoles, des universités et dans les casernes ou institutions militaires et paramilitaires Dans l'angle droit de l'avant des véhicules du Président de la République et de ses représentants (Préfets, sous-préfets Ambassadeurs ivoiriens).

 

Le salut aux couleurs qui doit avoir régulièrement lieu dans les écoles primaires, les collèges, les lycées, et lors des cérémonies officielles, constitue une occasion de ralliement des Ivoiriens, au nom de leur Nation que symbolise le drapeau. C'est donc, dans une attitude de respect pour leur pays et de communion avec tous les autres compatriotes que les Ivoiriens doivent participer à cette cérémonie.

 

La devise nationale :


La devise nationale composée des trois mots " Union - Discipline - Travail ", résume notre idéal commun et notre volonté d'ouvrer ensemble à la construction de la Côte d'Ivoire. Elle invite à la réflexion.

 

Union: la force des peuples, creuset de leur réussite.

Discipline: respect des lois et des ordres établis par la République afin de garantir le succès de nos entreprises communes.

Travail: qui libère de la dépendance des autres et apporte le réconfort moral et matériel.

C'est pourquoi, la devise doit figurer au fronton de nos édifices et sur tous les actes officiels. Ayons constamment notre devise, à l'esprit, et nous contribuerons davantage à l'édification de notre pays.

 

Déclaration d’indépendance :


Voici arrivée pour toi, ô mon pays, mon pays bien aimé, l'heure tant attendue où ton destin t'appartient entièrement. Peuple de mon pays, laisse éclater ta joie, tu mérites cette joie.
Tu as souffert plus que tout autre, en patience, longtemps. Mais ta souffrance n'a pas été vaine.
Tu as lutté, mais pas inutilement, puisque ta victoire, tu la connais aujourd'hui.
Le besoin de dignité que tu portais en toi, le voilà enfin satisfait.
Tu es libre, et, avec fierté, tu entres dans la grande famille des nations.
Mais cette joie immense, ne nous fera pas oublier nos morts illustres, nous pensons à eux avec reconnaissance et nous nous inclinons avec respect devant tous ceux qui sont morts en héros au cours de notre lutte émancipatrice. Nous les associons à notre allégresse..
En ce jour béni du 7 août 1960, je proclame solennellement l'indépendance de la Côte d'Ivoire, je vous remercie.
Félix Houphouët Boigny, 1960      

 

 

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